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Reportage développement durable

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Objectif zéro phyto !

ENTRETIEN DES ESPACES PUBLICS

04/09/2012

En diminuant le recours aux produits phytosanitaires et en mettant en place des pratiques plus respectueuses de l'environnement, le conseil général s’engage dans une gestion raisonnée de ses espaces verts. Un enjeu majeur, tant en matière de santé publique que de préservation de la biodiversité.

card.photo1.description Fraises sauvages sur le site du musée régional de la Poterie à Ger. D. Daguier - CG50

card.photo3.description Le fauchage raisonné des bords de route préserve la faune et la flore sans avoir d'incidence sur la sécurité des usagers. D. Sacher - CG50

card.photo2.description Les nichoirs dans les jardins de la Maison du Département permettent d'éviter la prolifération des insectes. Le projet d'installation de ruches verra aussi le jour au printemps 2012. Crédits : D. Sacher - CG50

Et dans votre jardin ?


Pour le désherbage, sans conteste la pratique la plus polluante, des astuces, accessibles à tous, permettent d’éviter l’emploi de produits nocifs, comme :
- appliquer l’eau chaude issue de la cuisson des pâtes ou vider son bocal à cornichons sur les herbes indésirables suffiront à les détruire ;
- faire du paillage (répandre sur le sol une couche mince d’origine végétale : compost, copeaux de bois, déchets de jardin broyés, paille, morceaux d’écorce, tourbe…) est aussi « une méthode très simple qui permet de limiter l’évaporation de l’eau des parterres de fleurs et donc éviter les arrosages multiples et qui donne d’excellents résultats ! » confirme Lucie Brodin.


(PLUS D’INFOS SUR : http://planete.manche.fr/0-phyto-espaces-publics-et-jardins.asp

Sur les espaces naturels et les ports, les sites et musées de son réseau, le Pavillon des énergies, mais aussi ses bâtiments administratifs et les routes départementales, le conseil général applique une démarche de gestion différenciée. La méthode : un entretien adapté à chaque site, une utilisation raisonnée des produits chimiques et des techniques alternatives moins impactantes sur l’environnement.
Les bords de route bénéficient par exemple d’une fauche tardive, qui favorise le développement et la réapparition d’une faune et d’une flore diversifiées, tout en étant conforme aux règles de sécurité et de visibilité pour les usagers. En passant de 4 000 litres de produits phytosanitaires utilisés en 2005 à 325 en 2012, des efforts conséquents ont été réalisés. Des chiffres éloquents et une réussite rendue possible grâce à une prise de conscience de chacun des acteurs de l’impact de ces produits sur la santé des agents et du public, ainsi que sur l’environnement.
Le réseau des sites et musées du conseil général développe également cette réflexion : tonte différenciée, compost, protection des milieux naturels… Des panneaux explicatifs sensibilisent ainsi les visiteurs, avec humour, aux choix faits en matière de gestion des espaces.

 

Traiter mieux, ne plus traiter
Pour mener à bien cette démarche, le conseil général est accompagné par la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles de Basse- Normandie (FREDON). À travers une charte d'entretien des espaces publics, il s’engage, selon les sites, à traiter mieux ou à ne plus traiter chimiquement, en privilégiant une gestion simplifiée et plus naturelle des espaces. Afin de répondre aux contraintes réglementaires et environnementales, agents et élus sont ainsi formés aux bonnes pratiques (conformité des lieux de stockage, des produits utilisés, des équipements de protection individuelle…). L’objectif : atteindre le niveau « 0 phyto » en 2014.

 

Vers plus de tolérance
Ces pratiques nécessitent par ailleurs une nouvelle perception du grand public : les usagers sont invités à diminuer leur niveau d’exigence et à tolérer les quelques herbes qui peuvent dépasser… Il s’agit bien de prendre conscience des risques mais aussi des avantages : « retour des fleurs, des insectes utiles, des hérissons, des oiseaux... laisser l’herbe pousser un peu plus haut est un geste simple qui favorise la biodiversité, participe à préserver la nature
et notre santé !
», souligne Lucie Brodin, du musée régional de la poterie à Ger. « Il faut savoir laisser s’exprimer la nature et mieux la comprendre, ça ne peut être que bénéfique pour tous ! »