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S’il est un bien qui mobilise durablement nos attentions, notre énergie et notre capital, c’est notre habitat !
Construit pour durer - et pour être transmis - notre propriété est ce petit bout de planète qui nous est confié, pour un temps, par les générations futures.

Parce qu’une grande majorité des installations individuelles de traitement des eaux usées dysfonctionne et met en danger l’environnement, le Conseil général accompagne les professionnels qui amènent des solutions pour l’assainissement individuel, aujourd’hui appelé assainissement non collectif.
Des sessions d’information technique et d’échange d’expérience ont déjà rassemblé 150 artisans Manchois.

Retour sur une expérience conduite par Caroline Calipel, technicienne au service d’assistance technique aux exploitants de stations d’épuration (SATESE).

Les artisans mieux informés

Caroline Calipel - SATESE 50Caroline Calipel - SATESE 50En Manche, 110.000 habitations ne sont pas raccordées à un réseau d’assainissement collectif des eaux usées. Pourquoi ? 

Dans notre département rural, l’habitat est dispersé et diffus. Comme 19 % des Français, nombre de Manchois ne peuvent bénéficier d’un assainissement collectif. Mais, il faut avoir à l’esprit qu’un assainissement non collectif bien conçu -et bien entretenu- est une solution performante sur les plans environnementaux et économiques.


Qu’est-ce que le SPANC et qu’apporte-t-il de nouveau ?

La loi sur l’eau oblige chacun à restituer une eau propre à la nature.
Cette loi a réaffirmé en 2006 le dispositif du SPANC, Service Public d’Assainissement Non Collectif) dont la mission est de contrôler l’ensemble des installations individuelles existantes à l’horizon 2013 ainsi que toutes les nouvelles installations.

Progressivement, communes, communautés de communes ou syndicats d’eau créent leur propre SPANC, et d’ici deux ans, l’ensemble du territoire bénéficiera de ce service. Les techniciens SPANC réalisent chez le particulier un diagnostic qui peut déboucher sur une obligation de travaux. Pour les nouveaux assainissements non collectifs, une vérification est réalisée par le technicien SPANC dès la phase de conception jusqu’au bilan de «contrôle de réalisation» effectué au moment des travaux.

Pour la collectivité, le travail des SPANC  permet un état des lieux précis de l’assainissement non collectif et identifie les points d’amélioration possibles.

Quels sont les principaux problèmes détectés par les techniciens SPANC sur le terrain ?

L’installation ne prend pas toujours en compte deux éléments décisifs que sont : la qualité du sol et la taille de l’habitation.
Plus rarement, le dispositif est inexistant et les rejets s’opèrent sur la voie publique ou dans une rivière…Souvent, le technicien apporte des informations et conseils sur l’entretien d’une installation qui fonctionne et sur laquelle des erreurs ont pu être commises.

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Inspection d'une fosse toutes-eauxInspection d'une fosse toutes-eaux - Photo : SATESE 50

Pourquoi tant d’installations défaillantes ? Nos anciens ne détenaient-ils pas un savoir-faire sur ce sujet ?

Un sol argileux, un manque de place sur le terrain suffisait souvent à préférer des solutions radicales d’éloignement des eaux usées pour les rejeter n’importe où. Il existe aussi une habitude de rejeter les eaux ménagères dans le fossé ou la rivière toutes proches, réservant la fosse septique aux « eaux noires ».

Pourtant, dans la plupart des parcelles possédant des habitats anciens, le système de traitement le plus rustique -une fosse toutes eaux avec un épandage- est ce qui est le plus adapté. Le respect de certaines règles comme l’anaérobie de la fosse et l’oxygénation du dispositif de traitement garantit un bon fonctionnement.

Dans un logement neuf, l’assainissement installé est-il forcément efficace ?

Avec le boum de la construction de ces dernières années, on constate que de nombreuses installations dupliquent un modèle standard, pas toujours adapté aux spécificités du site.
Désormais chaque chantier neuf se doit d’être conforme à la réglementation, non seulement grâce au contrôle du techniciens SPANC mais aussi grâce au rofessionnalisme des acteurs du bâtiment (terrassiers, plombiers…) qui ont un savoir-faire dans la mise en œuvre de filières spécifiques et adaptées : tranchées d’épandage à faible profondeur, lit d’épandage,  lit filtrant vertical drainé…

Face aux évolutions techniques et réglementaires, le Conseil général a souhaité accompagner les professionnels du BTP qui amènent des solutions aux particuliers pour l’assainissement non collectif : il organise pour cela des «Journées Techniques ANC»  (information sur les normes et la mise en œuvre des différents dispositifs, échanges d’expériences…) rassemblant pour chaque session entre 10 et 17 artisans... 

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Réseau d'épandage - Photo : SATESE 50Réseau d'épandage - Photo : SATESE 50

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Une journée technique ANCUne journée technique ANC

Ces journées techniques débouchent-elles sur une qualification ?

Ces journées sont gratuites et 150 artisans y ont déjà participé.
Aujourd’hui, ce sont eux qui nous invitent à aller plus loin, et nous réfléchissons, en collaboration avec la Chambre de métiers, à l’élaboration d’une charte qualité. En attendant, les professionnels bénéficient d’une information suivie et d’une veille informative et réglementaire leur permettant d’adapter leurs pratiques.

Il n’y a pas à ce jour de «qualification spécifique » en assainissement non collectif.

Plus d'infos

Le programme des journées techniques, l’inscription en ligne, la liste des artisans ayant participé aux journées techniques du SATESE… : en savoir plus

Cette expérience s'inscrit dans le cadre de la Charte de développement durable de la Manche, Planète Manche, Défi entreprises et production : en savoir plus