Colonne 2
Vous voulez dire qu’auparavant, tous les espaces étaient gérés de la même façon ?
Oui, c’est ce que j’appelle le syndrome « green de golf ». L’important était de faire « propre », pas un brin d’herbe ne devait dépasser, sans rechercher la cohérence avec l’environnement du lieu et avec son intérêt patrimonial.
Par exemple, le parc de stationnement de la maison natale du peintre Jean-François Millet à Gréville-Hague vient d’être réaménagé. Il organise aujourd’hui les services offerts au public en s’appuyant sur une ambiance paysagère cohérente avec le site : structuration par des haies, petit boisement à base d’essences régionales, liaison avec le village, signalétique intégrée. Un plan de gestion respectant les végétaux par des tailles douces, limitant les pesticides et minimisant les interventions est désormais mis en œuvre par une entreprise d’insertion.